A Strasbourg, une quarantaine de policiers perturbent la circulation à l’entrée du pont de l’Europe qui traverse le Rhin en direction de l’Allemagne.
Sur une tente bleue aux couleurs du syndicat Alliance était inscrit « Les policiers en colère ». Lionel Maunier, secrétaire départemental, s’est plaint du manque d’informations sur ce qui attend ses collègues.
« On sait simplement qu’il y aura 100% de présence exigée, dont 30% d’effectifs strasbourgeois sur Paris entre le 24 juillet et le 11 août », a-t-il expliqué aux journalistes. « Sauf qu’on a des enfants, certains d’entre nous sont aussi des aidants. On ne sait pas comment on va s’organiser, on ne peut pas se projeter », déplore-t-il.
La mobilisation des policiers strasbourgeois, qui comptent un millier d’hommes au total, a commencé à minuit par un rassemblement à l’hôtel de police de la cité alsacienne. Un autre rassemblement est prévu à l’aéroport dans l’après-midi avec la police aux frontières, selon Alliance.
Dans toute la France, « 300 commissariats sont bloqués » jeudi et seules les urgences sont assurées, selon Sylvain André, membre d’Alliance à Strasbourg.
A l’aéroport de Paris Charles-de-Gaulle, des policiers ont effectué une grève du zèle en début de journée, occasionnant une heure d’attente supplémentaire pour les passagers, selon une source aéroportuaire.
A Bordeaux, une dizaine de représentants d’Alliance Police nationale s’est donnée rendez-vous à la gare Saint-Jean afin de distribuer un tract proclamant « La délinquance, elle ne prendra pas de vacances ! ».
Christophe Gras, secrétaire régional du syndicat, dit s’attendre lors des JO à « 12 heures de vacations, pendant cinq jours de travail pour un jour de repos ». Il espère « une prime exceptionnelle pour un événement exceptionnel ».
Il rajoute que le Sud-Ouest est une région festive et déplore qu’il n’y aura « pas de CRS aux différentes fêtes de Bayonne, Dax (…) ni aux abords des plages ».
Agences

