Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a pris part à un grand rassemblement au palais des sports de Ouaga 2000 dans la capitale. Venus des 13 régions du pays, les représentants des Comités de veille citoyenne ont échangé avec le président de la transition sur leurs préoccupations. Il est aussi revenu sur le départ de son pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Devant une foule acquise à la cause du pouvoir en place, Aboubacar Tagnan, le porte-parole de la coordination nationale de la veille citoyenne patriotique, a salué les « décisions courageuses » des autorités. Il a, entre autres, cité l’équipement et l’organisation des forces armées, la mise en place des Comités de veille, la création de l’AES, l’Alliance des États du Sahel, et enfin le retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Il a également demandé une révision de la charte de la transition, pour qu’elle puisse être prolongée dans le temps, entraînant les applaudissements du public.
 
Le capitaine Ibrahim Traoré est ensuite entré en scène. Le président de la transition s’est régulièrement référé au capitaine Thomas Sankara et il a invité ses sympathisants à rester mobilisés. L’officier a expliqué que les sanctions ainsi que la non-assistance aux populations du Sahel avaient conduit le Burkina à claquer la porte de la communauté ouest-africaine. Une sortie dont il a minimisé les effets sur le pays.
 
« Dernièrement, certains ont décidé d’interdire l’exportation de certains produits alimentaires vers le Burkina Faso. Nous ferons en sorte qu’à la fin de cette durée, nous interdirons l’entrée de ces produits sur notre territoire, a-t-il déclaré. Ils n’ont même pas le courage de faire comprendre au peuple qu’il y a moins de 5% d’échanges économiques entre les États de la Cédéao, parce que tout ce que nous faisons venir, vient de l’espace hors de la Cédéao, et tout ce que nous exportons part hors de la Cédéao. »
 
Le capitaine Ibrahim Traoré a invité ses participants à rester mobilisés pour la veille citoyenne. Avertissant qu’il n’y aurait plus de sentiment pour ceux qui trahiraient le Burkina Faso au profit de l’impérialisme, a-t-il dit.

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