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BIRAHIM CAMARA: «Le climat aurait été lourd face à une mine crispée et grave du président de la république»

Par Birahim Camara

« Certains parmi nous peuvent être privés de liberté si nous perdons le pouvoir » aurait déclaré le président Macky Sall à ses militants reçus en catimini à la résidence de l’ambassadeur de la République du Sénégal à Paris.

Une double lecture de cette boutade communicationnelle s’imposerait si elle était avérée :

1/Un aveu ou une confirmation de taille du coude sur les dossiers qui ne cessera de sitôt à agacer les sénégalais outrés par l’impunité et l’injustice.
2/Une volonté de ne reculer devant rien ni personne pour opérer un forcing électoral au risque de saper les fondements de la stabilité socio-politique fragile du Sénégal

Il est, par conséquent, à craindre la mise en danger des principes élémentaires de la démocratie , du droit et des libertés pour conserver un pouvoir en fin de règne .

Le Président de la République manquerait-il de conseiller en communication à même de lui épargner ce genre de lapsus regrettable qui trahirait ou exprimerait un sentiment de peur ou d’inquiétude ?

Ou serait-il dans une logique de préparation au mortal kombat théorisé par Ousmane Sonko dans les liens de la détention, des militants de la DSE France de l’APR en très mauvaise posture dans ses propres bases et dans les intentions de vote ?

Selon certaines langues indiscrètes présentes à cette rencontre nuitamment organisée sans aucun allié de BBY, le climat aurait été lourd face à une mine crispée et grave du président de la république devant des responsables toujours dans le déni des réalités.
En effet trente-six des quarante militants triés auraient fait l’éloge de Talla Daffe et tressé des lauriers au Consul Général, Amadou Diallo au moment où l’Honorable Député Demba Sow rajouté sur la liste au dernier moment aurait déploré les relations exécrables entre lui et le coordinateur de la DSE France

Compte tenu de la profondeur de la crise interne de la DSE France, le candidat de la coalition BBY doit, sans tarder, prendre ses responsabilités afin d’éviter le syndrome des dernières législatives dont les souvenirs sont encore frais dans les mémoires.

Les frustrés des sections tenues par les ressortissants du département de Goudiry en France ont déjà annoncé la suspension de leurs activités. Ils pourraient être suivis par les alliés de BBY encore ignorés au moment où le PUR, TAXAWU SÉNÉGAL FRANCE, le PDS, la REPUBLIQUE des VALEURS et le REWMI font le plein dans les opérations du parrainage citoyen.

A trois mois de la présidentielle du 25 février 2024, le premier ministre et candidat Amadou Ba n’est toujours pas en piste à cause du climat délétère et handicapant au sein de la DSE de la coalition BBY France.

Il est indispensable qu’il trouve un cadre et des ressources humaines à même de porter son destin.

Birahim Camara 

Parti Socialiste 

Coordination de France

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