Un an de prison dont six mois ferme, c’est la peine infligée à Ibrahima M. D., un jeune de 35 ans qui sème la terreur dans sa famille. 

L’ancien émigré a comparu ce mercredi 10 janvier 2024 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour menace de mort, violences et voies de fait, détention d’arme blanche sans autorisation. 

Les familles Diop et Cissé, pourtant apparentées, ont soldé leurs comptes devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. En effet, il résulte des débats d’audience que le prévenu Ibrahima M.  Diop avait menacé et traumatisé sa famille. Des injures, des menaces et des disputes à n’en plus finir qu’il proférait à l’endroit de ses proches ont fini par déstabiliser les enfants qui habitent le foyer et impacter leurs résultats scolaires. 

À la barre, le prévenu a expliqué un contentieux qui remonte à l’année 2017. À cette époque, il avait 25 ans. Son frère lui avait confié une boutique qu’il a reprise au bout de 3 mois. “Je me disputais avec lui et sa femme m’a frappé à la tête avec une écumoire. Son mari qui est là, m’a injustement accusé craignant des poursuites contre son épouse, mais je n’ai rien fait”, a-t-il expliqué. 

À son tour, Amadou M. Cissé,  frère utérin du mis en cause, a mentionné devant la barre son comportement dangereux pour la sécurité publique et pour sa famille. “C’est mon petit frère, mais il a de mauvaises fréquentations. Quand il rentre à 2 h du matin, il ouvre le robinet à flot rien que pour énerver notre mère. Il s’en prend aux enfants à bas âge. Un jour, il a brutalisé une nièce, car elle l’avait surpris en train de fumer du chanvre indien dans le salon”, révèle-t-il. 

Poursuivant dans son argumentaire, son frère fait savoir qu’il a sauvagement dépiecé sa moto. “Lorsque je lui ai demandé le pourquoi de son acte, il m’a abreuvé d’injures devant tout le monde. Ma mère était tellement affectée qu’elle s’est mise à pleurer. Je suis rentré dans sa chambre pour le réprimander, il m’a menacé avec une machette”, a-t-il souligné. C’est ainsi que la police de Jaxaay est intervenue et ils ont trouvé une autre machette sous son lit. Il avait l’habitude de dire qu’il n’a pas peur de la police et qu’il n’a rien à perdre. “Ma mère a demandé qu’il soit corrigé car il l’injurie et les enfants ont peur de sortir le matin. C’est à 9 heures qu’ils sortent”, dit-il avant de souligner que l’une de ses nièces du nom de Aïda, réside provisoirement à la cité Sipres pour pouvoir se concentrer sur ses études, tellement elle est traumatisée par la violence.

Le parquet a qualifié les faits d’une extrême gravité,  mentionnant que la fouille a permis aux policiers de découvrir deux armes branches. Suffisant pour le maître des poursuites de requérir 3 mois de prison ferme contre lui. 

Formulant son dernier mot, le prévenu a promis de ne plus agir de la sorte. S’il est relaxé, il va aller chez son père. Il va renouveler son passeport et retourner au Maroc. 

Finalement, le juge a condamné Ibrahima M. D, à un an de prison dont 6 mois ferme. La présidente de la séance lui a fait savoir qu’on lui a infligé cette peine pour permettre aux enfants qu’il traumatise de poursuivre tranquillement leur année scolaire.

Avec Dakaractu.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici