Les Émirats arabes unis, l’un des pays les plus secs de la planète, ont été frappées par des pluies torrentielles qui ont causé des inondations soudaines, et fait 18 morts dans la principauté voisine d’Oman.

Autoroutes inondées, écoles fermées et trafic aérien perturbé et au moins un mort : Dubaï peinait ce mercredi à se remettre des pluies record qui se sont abattues la veille sur la plus célèbre des sept cités États de la fédération des Émirats arabes unis. Le pays désertique a enregistré 254 mm de pluie en une journée, l’équivalent de près de deux ans de précipitations. Les précipitations aux Émirats arabes unis sont les plus importantes jamais enregistrées dans le pays, depuis le début des relevés en 1949, selon les autorités.

L’eau a pénétré partout : dans les centres commerciaux, les hôtels de luxe. Malgré le retour du soleil, de longues files se sont formées sur des autoroutes à six voies dont certains tronçons étaient encore submergés. Certaines habitations étaient toujours privées de courant, tandis que des voitures abandonnées continuaient de flotter dans certains quartiers toujours envahis d’eau. Les autorités ont annoncé la fermeture des écoles toute la semaine, soulignant les difficultés d’un retour à la normale.

C’est le déluge à Dubai. D’importants centres commerciaux de Dubaï ont été inondés, selon des images publiées sur les réseaux sociaux, de même que des routes et une station de métro.

Confusion totale

Après l’annulation et le détournement de dizaines de vols la veille, les voyageurs ont été invités à ne pas se rendre à l’aéroport de Dubaï, le plus fréquenté au monde en termes de trafic international, « sauf en cas d’absolue nécessité ». « Les vols continuent d’être retardés et détournés (…) Nous travaillons d’arrache-pied pour rétablir les opérations le plus rapidement possible dans des conditions très difficiles », a déclaré un porte-parole de Dubaï Airports.

La compagnie aérienne Emirates, fleuron de l’émirat, a suspendu les enregistrements, en raison des difficultés d’accès à l’aéroport pour le personnel et les passagers, des routes étant toujours bloquées et certains services de métro suspendus. De longues files d’attente se sont formées devant les stations de taxis de l’aéroport, tandis que de nombreux passagers à l’intérieur attendaient des nouvelles de leur vol dans une confusion totale.

La tempête a touché les Émirats arabes unis et Bahreïn, dans la nuit de lundi à mardi, après avoir frappé Oman, un autre pays du Golfe, où 18 personnes, dont plusieurs enfants, ont été tuées. « Les pluies meurtrières et destructrices à Oman et Dubaï » ont probablement été accentuées par le « changement climatique provoqué par l’homme », estime Friederike Otto, maître de conférences en sciences du climat au Grantham Institute de l’Imperial College de Londres. « Les terrains désertiques ont besoin de plus de temps que les autres pour que l’eau s’y infiltre. La quantité de pluie tombée était trop importante pour être absorbée », a affirmé Maryam Al Shehhi, du Centre national de météorologie, en assurant que le pays n’avait pas eu recours à l’ensemencement des nuages. Cette technologie, souvent utilisée dans le pays pour générer de la pluie artificielle, n’a pas été déployée, car la tempête « était déjà forte ».

Les écoles resteront également fermées jusqu’à la semaine prochaine à Bahreïn, qui a enregistré mardi des précipitations record de 96,88 mm en une journée, battant ainsi les 67,9 mm enregistrés en 1995.

RFI

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