La Namibie, ce pays d’Afrique Australe qui a connu le premier génocide du vingtième siècle, avec l’extinction des Hereros et Namas sous la colonisation allemande, “rejette le soutien de l’Allemagne aux intentions génocidaires de l’État raciste d’Israël” et convoque l’histoire.

En 1904, en réaction aux brimades des colons allemands, les tribus Hereros et Namas se soulèvent. La répression brutale et sanglante des colons allemands qui ont pour ordre “de ne faire aucun prisonnier”, fait plus de 85 000 morts, suite aux tirs à balles réelles et à l’empoisonnement des rivières. C’est fort de ses enseignements de l’histoire que le président namibien interpelle l’Allemagne.

“Le gouvernement allemand n’a pas encore entièrement expié le génocide qu’il a commis sur le sol namibien. C’est pourquoi, à la lumière de l’incapacité de l’Allemagne à tirer les leçons de son horrible histoire, le Président Hageigog a exprimé sa profonde préoccupation face à la décision choquante communiquée hier (12 janvier 2024, ndlr) par le gouvernement de la République fédérale d’Allemagne”.

Dans un communiqué publié sur son compte X la présidence namibienne souligne que , “l’Allemagne ne peut pas moralement exprimer son engagement envers la Convention des Nations Unies contre le génocide, y compris l’expiation du génocide en Namibie, tout en soutenant l’équivalent d’un holocauste et d’un génocide à Gaza”, insiste la présidence namibienne.

“L’Allemagne ne peut se comporter ainsi en “ignorant la mort violente de plus de 23 000 Palestiniens à Gaza” et “ le déplacement interne de 85 % des civils à Gaza dans un contexte de pénurie aiguë de nourriture et de services essentiels”, indique le communiqué.

Le président Hageingob, poursuit la présidence namibienne, réitère son appel du 31 décembre 2023 : “ Aucun être humain épris de paix ne peut ignorer le carnage mené contre les Palestiniens à Gaza “.

Pour conclure,” (…) le président Hageingob appelle le gouvernement allemand à reconsidérer sa décision intempestive d’intervenir en tant que tiers parti pour défendre et soutenir les actes génocidaires d’Israël devant la Cour internationale de Justice”.

En rappel, le gouvernement allemand a rejeté vendredi “de manière décisive et expresse” les accusations de l’Afrique du Sud à l’encontre d’Israël, les qualifiant d'”instrumentalisation politique” de la convention des Nations unies sur le génocide, sans “aucune base factuelle”.

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