Le Hamas a répondu à la proposition de paix des médiateurs internationaux en mettant en avant le retrait des troupes israéliennes de Gaza, le retour de déplacés et un cessez-le-feu permanent contre la libération des otages.

Le mouvement palestinien, Hamas, a insisté sur le fait qu’il ne consentira à aucune libération de prisonniers sans le retrait total de l’armée israélienne de la bande de Gaza et le retour des Palestiniens déplacés, dans leurs foyers sur l’ensemble du territoire de l’enclave.

“Il n’y a aucune concession quant au retrait total (de l’armée israélienne de Gaza) et au libre retour des personnes déplacées, chez elles dans l’ensemble de la bande de Gaza”, a déclaré Izzat Al-Rishq, membre du bureau politique du Hamas, dans un communiqué.

“Un cessez-le-feu permanent est la seule garantie pour protéger notre peuple et mettre fin aux effusions de sang et aux massacres”, a-t-il ajouté.

Al-Rishq a averti qu’Israël souhaitait “un accord (de cessez-le-feu) temporaire” pour libérer ses prisonniers et reprendre ensuite “la guerre et le génocide”.

Le Hamas a déclaré, samedi, avoir soumis à l’Égypte et au Qatar sa réponse concernant la proposition de cessez-le-feu avec Israël à Gaza et a réitéré ses exigences quant à un cessez-le-feu permanent, au retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza, au retour des personnes déplacées et à une augmentation de l’aide humanitaire accordée à l’enclave.

Israël a tué près de 33 800 Palestiniens depuis l’attaque transfrontalière menée, le 7 octobre 2023, par le Hamas, attaque au cours de laquelle quelque 1 200 Israéliens auraient été tués et environ 250 autres, faits prisonniers, selon les autorités de Tel-Aviv.

Des négociations indirectes se poursuivent à Doha entre Israël et le Hamas, avec la médiation du Qatar, de l’Égypte et des États-Unis. Tractations qui visent à parvenir à un accord d’échange de prisonniers et à une deuxième trêve entre les deux parties, après la première, qui a duré une semaine jusqu’au début du mois de décembre dernier. Rappelons que celle-ci s’est traduite par la libération de 81 Israéliens et de 24 étrangers, en échange de 240 Palestiniens, dont 71 femmes et 169 enfants, outre l’entrée d’une aide limitée dans la Bande de Gaza.

Le conflit a poussé 85% de la population de Gaza à se déplacer à l’intérieur du territoire, dans un contexte de graves pénuries de nourriture, d’eau potable et de médicaments, tandis que 60% des infrastructures de l’enclave ont été endommagées ou détruites.

Les appels au cessez-le-feu se multiplient à l’échelle mondiale alors que la guerre entre dans son septième mois.

Israël est poursuivi devant la Cour internationale de Justice (CIJ) pour ”crime de génocide”. Dans une ordonnance rendue le 26 janvier 2024, la CIJ a enjoint Tel Aviv de mettre un terme à ses agissements à caractère génocidaire et de prendre des mesures pour garantir l’acheminement de l’aide humanitaire à la population civile de la bande de Gaza.

Dans une seconde ordonnance indiquant des mesures conservatoires additionnelles, rendue le 28 mars 2024, la CIJ a exhorté Israël à prendre “sans délai” des mesures pour assurer “l’acheminement sans entrave” de l’aide humanitaire, notamment de la nourriture, de l’eau, du carburant et des fournitures médicales.

La Cour internationale de Justice avait, alors, déclaré que “les Palestiniens de Gaza ne sont plus seulement confrontés à un risque de famine […] mais que la famine est bel et bien là.”

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