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Louga : le vigile, la femme mariée, les photos intimes et le chantage sexuel

En se rendant en juin 2021 à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga, pour accompagner un parent qui honorait un rendez-vous médical, N. Fall ne savait pas qu’elle allait tomber dans un dangereux piège. Ce jour-là, cette femme mariée croise Ibrahima Baldé, le vigile de la structure de santé, et sympathise avec lui.
 
Au premier abord, ce dernier fait bonne impression. Il prend d’ailleurs en charge pour elle une ordonnance de 3000 francs CFA. Ils s’échangent leurs numéros.
 
Le soir, vers 22 heures, la dame reçoit un appel de son bienfaiteur, qui lui demande de passer récupérer un document appartenant à la patiente qu’elle accompagnait. Malgré l’heure tardive, N. Fall se pointe au lieu de rendez-vous, un bâtiment à chantier situé à l’écart de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye.
 
Sur place, d’après L’Observateur, qui parle de cette affaire dans son édition de ce samedi, le vigile viole la femme mariée et la prend en photo alors qu’elle était nue. Quelques jours plus tard, Ibrahima Baldé envoie à N. Fall le cliché intime suivi d’un message vocal dans lequel il lui demande de passer chez lui pour des relations sexuelles. Sinon, menace le vigile, selon le journal, l’image sera partagée.
 
N. Fall cède. Baldé récidive et finit de transformer sa victime en objet sexuel. Cette dernière se rebiffe. S’en ouvre à son grand-frère. Ce dernier, accompagné de cinq gaillards, organise une expédition punitive. Surpris dans sa chambre, le vigile sera tabassé et son téléphone, confisqué.
 
Ibrahima Baldé porte plainte, mais voit l’enquête se retourner contre lui. En effet, informe L’Observateur, les enquêteurs découvrent au cours de leurs investigations que le plaignant exerçait du chantage sexuel et avait violé N. Fall.
 
Après avoir reconnu l’ensemble des faits à l’enquête préliminaire, le vigile se rétracte face au magistrat instructeur en se livrant à des aveux partiels. «J’ai couché avec elle à deux reprises et elle était consentante. D’ailleurs, elle m’avait demandé de la prendre en photo, précise le vigile. C’est après que j’ai commencé à exercer du chantage sur elle. Nous avons entretenu à cinq reprises des relations sexuelles.»
 
Devant la chambre criminelle où il était jugé pour viol et détention d’images contraires aux bonnes mœurs, Ibrahima Baldé maintient sa version, ajoutant que c’est lorsqu’il a tenté d’entretenir pour la sixième fois avec N. Fall des relations sexuelles que ses plans ont échoué.
 
Reconnu coupable, le vigile a été condamné à dix ans de prison ferme. La peine requise par le parquet.

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