De Mayoro Ndao
Chers députés du peuple,
Ce mercredi 2 avril est un jour historique. Un jour de mémoire, de douleur et d’espoir. Aujourd’hui, nous nous tenons debout, le cœur brisé, les yeux embués de larmes, pour exiger la vérité. Pour nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos amis, arrachés à la vie sous les balles d’un régime qui a préféré tuer plutôt qu’écouter.
Ils avaient des rêves, des familles, des espoirs. Ils étaient jeunes, pleins de vie, portés par l’amour de leur pays. Mais ils ont été fauchés sans pitié. Leurs voix se sont tues, leurs corps sans vie ont jonché nos rues. Depuis, leurs mères pleurent sans répit, leurs pères portent une douleur qui ne s’efface pas, et leurs frères et sœurs vivent avec une plaie béante qui ne guérit jamais.
Nous ne pouvons pas les oublier. Nous ne devons pas les trahir par le silence. Aujourd’hui, nous nous tournons vers vous, honorables députés, pour être les voix de ces âmes sacrifiées. Ne laissez pas leur sang couler en vain. Exigez la vérité, réclamez la justice, portez la douleur d’un peuple qui refuse l’oubli.
Le Sénégal ne peut avancer sans mémoire. Il ne peut guérir sans justice. Ce combat n’est pas seulement le vôtre, c’est celui de toute une nation, de chaque mère qui a perdu un fils, de chaque père brisé par l’injustice, de chaque jeune qui craint pour son avenir.
Tenez bon. Restez debout. Ne fléchissez pas. Le peuple est avec vous, prêt à faire entendre sa voix. Tant qu’il restera un souffle pour réclamer justice, nos martyrs ne seront jamais morts en vain.
Que la vérité éclate, que la justice triomphe, que le Sénégal se souvienne.
Mayoro Ndao
Pastef Dahra Djolof

