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Offensive Terrestre à Rafah: Netanyahu renouvelle ses menaces malgré les pressions internationales

Ces dernières 24 heures, plus de 90 Palestiniens dont douze d’une même famille ont été tués dans les raids aériens israéliens incessants qui ont touché plusieurs secteurs de la bande de Gaza dont Rafah, a indiqué le ministère de la Santé de Gaza.

Avant une réunion de son cabinet de sécurité tenue en fin de journée et axée sur les négociations sur une trêve humanitaire, Netanyahu a rejeté les pressions de la communauté internationale.

“Aucune pression internationale ne nous empêchera d’atteindre tous les objectifs de notre guerre (…) Nous agirons à Rafah, cela prendra quelques semaines mais cela aura lieu”, a-t-il lancé selon ses services.

Vendredi, il a approuvé, d’après son bureau, “les plans d’action” de cette offensive, impliquant une “évacuation de la population”.

“Au nom de l’humanité, nous appelons Israël à ne pas aller de l’avant” dans son opération contre Rafah, a déclaré quant à lui Tedros Adhanom Ghebreyesus, le chef de l’Organisation mondiale de la santé.

L’Egypte réagit

Dimanche, le ministère égyptien des Affaires étrangères a mis en garde Israël contre les “dangers” d’une invasion de la ville palestinienne de Rafah, et a appelé le Conseil de sécurité à exiger un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

Le ministère des Affaires étrangères a condamné “dans les termes les plus fermes les attaques continues des forces israéliennes contre des civils palestiniens sans défense dans la bande de Gaza”.

Il a souligné que ces attaques “ont coûté la vie à plus de 60 martyrs au cours des dernières 24 heures, en plus des centaines de martyrs tombés en attendant l’aide humanitaire au rond-point de Koweït et, auparavant, au rond-point de Nabulsi”.

Il a en outre appelé “Israël à mettre un terme à ses politiques de punition collective contre les habitants de la bande de Gaza, notamment le siège, la famine, le ciblage aveugle des civils et la destruction des infrastructures”.

Il a également renouvelé “l’avertissement contre les dangers de mener toute opération militaire dans la ville de Rafah en raison de ses conséquences humanitaires désastreuses pour les civils palestiniens qui ont trouvé refuge à Rafah comme dernier refuge à l’intérieur de la Bande”.

Le ministère estime que “prendre cette mesure malgré les avertissements et le rejet international reflète une indifférence à l’égard de la vie des civils innocents et constitue une grave violation du droit international et du droit international humanitaire”.

La plupart des 1,7 million de déplacés de la guerre selon l’ONU ont trouvé refuge dans cette ville collée à la frontière fermée de l’Egypte et quotidiennement bombardée par l’armée de l’air israélienne.

“Trêve de six semaines”

Face à la guerre dévastatrice, les médiateurs -Etats-Unis, Qatar, Egypte- tentent de parvenir à une nouvelle trêve après celle de fin novembre.

Le cabinet de sécurité devrait déterminer dimanche le “mandat” de la délégation israélienne qui doit se rendre à Doha pour de nouvelles discussions.

Le Hamas s’est dit prêt, dans une nouvelle proposition, à une trêve de six semaines, pendant laquelle 42 otages -femmes, enfants, personnes âgées et malades- pourraient être libérés en échange de 20 à 50 prisonniers palestiniens contre chaque otage relâché.

Il réclame aussi “le retrait de l’armée des villes et zones peuplées”, le “retour des déplacés” et l’entrée de 500 camions d’aide par jour à Gaza, selon un de ses cadres.

Israël contrôle l’entrée des aides terrestres à Gaza, qui restent très insuffisantes au regard des besoins immenses des 2,4 millions d’habitants dont la grande majorité sont menacés de famine selon l’ONU.

Parti de Chypre, un bateau de l’ONG espagnole Open Arms transportant 200 tonnes de vivres de l’organisation World Central Kitchen a déchargé sa cargaison à Gaza qui doit être encore distribuée.

Un deuxième bateau d’aide est prêt à partir, selon Chypre.

En outre, plusieurs pays arabes et occidentaux poursuivent le parachutage de la nourriture sur Gaza.

Mais pour l’ONU, l’aide par voie terrestre demeure vitale.

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