De Pape Malick Ndour

Dans une république, quand la plus haute institution est reléguée à un rôle de représentation et de figuration et se fait appeler Serigne Ngoudou, sévit alors gravement une crise d’autorité.

Pendant ce temps, Guillaume II, qui prétend avoir remporté les élections, se retrouve depuis lors confiné dans son avion, assumant fièrement un rôle peu enviable de Secrétaire d’État auprès de Bismarck, chargé d’une partie de l’Afrique, notamment celle de l’ouest. Oups, j’ai oublié qu’on lui a assigné un nouveau rôle : celui d’obtempérer à l’injonction de Bismarck d’intenter une action en justice contre Israël, alors que le peuple ne demande que la diminution du prix du pain, de l’huile et de la farine. Bismarck menace et provoque, oubliant ses promesses mirobolantes.

Bismarck, vous avez tous les pouvoirs, même celui de demander à votre secrétaire d’État de mettre certains dossiers de côté. Ne vous contentez pas seulement de marcher fièrement sur le tapis rouge pour narguer les jaloux, mais apportez des solutions conformément à vos promesses.

Oups, j’avais oublié que nous n’avons pas encore commencé à s’opposer, trop concurrencés par la VAR et tenus par cette attitude républicaine d’observer l’état de grâce par respect à la majorité des électeurs.

Il est clair qu’un État ne peut fonctionner efficacement sans autorité, car l’autorité ne peut être déléguée ; elle doit être assumée.

Bon lundi, résilient face aux insultes…