Une étude réalisée par l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev-Afrique) et ses partenaires invite les pouvoirs publics sénégalais à penser à l’adoption d’une loi sur l’alimentation scolaire.

En plus d’être un “outil de protection et d’équité sociale”, une loi sur l’alimentation scolaire permettrait de lutter contre la vulnérabilité alimentaire, indique cette étude.

L’analyse budgétaire de l’alimentation scolaire au Sénégal révèle un “paradoxe politique matérialisé par une baisse du financement des cantines scolaires et un taux de couverture en chute libre, au moment où le budget du ministère de l’Education nationale connait une hausse continue, passant de 298 milliards de francs CFA en 2018 à près de 1000 milliards de francs CFA en 2024”, selon l’étude.

Cette étude a été réalisée dans le cadre de l’initiative pour la consolidation et la pérennisation de l’alimentation scolaire au Sénégal.

Elle a été conduite par le consortium constitué de Cicodev Afrique, Counterpart International, GRDR, AVSF, CNCR, GRET, le Programme alimentaire mondial, le conseil départemental de Rufisque, entre autres.

L’étude a déploré une “hausse continue du budget du ministère de l’Education nationale”, laquelle hausse est “corrélée paradoxalement à une baisse continue du taux de couverture nationale en cantines scolaires des établissements publics”.

Insistant sur l’importance de l’alimentation scolaire comme “outil de protection et d’équité sociale”, les initiateurs de cette étude disent “exhorter” les pouvoirs publics du Sénégal à penser à sa “pérennisation” à travers notamment “l’adoption d’une loi sur l’alimentation scolaire et un financement adéquat”.

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